Rencontre avec Gabriel Sandoval, auteur

Vendredi 7 avril à 20h30

Rencontre littéraire autour du dernier roman de Gabriel Sandoval, auteur toulousain, Tous les peintres espagnols ne s’appellent par Picasso (éd. La Serna), 2017.

Couv Sandoval Picasso

Avec ce roman nourri des souvenirs, souvent facétieux, d’une enfance heureuse au sein d’une famille d’exilés espagnols dans les années soixante à Toulouse, Gabriel Sandoval rend un hommage tendre et pudique à ses parents, Feli et Gabriel, personnages charismatiques sans le vouloir, nobles de cœur et d’âme. Devenu adulte et orphelin, il revient sur les traces de son passé et de celui de son frère Bernardo, et se prend à rêver, à revoir, à revivre.

 

« Quand j’ai commencé à écrire ce livre, la première image qui m’est apparue a été celle du quartier où j’avais grandi, l’émotion étrange d’un bonheur enfoui au plus profond de mon enfance et qui, adulte, m’avait souvent plongé dans la mélancolie et la tristesse.

Gabriel Sandoval

Le mot exil avait toujours résonné autour de moi comme un cri de souffrance, un déchirement, une inconsolable peine d’hommes et de femmes qui avaient fui leur pays avec un courage et une force incroyable. Mais étrangement notre exil résonnait aussi en moi comme les années d’une jeunesse de plénitude, de joies et d’insouciance, d’une grande tendresse et d’un amour sans limites, celui que nous avaient donné mon père et ma mère.

Il n’y a pas d’exil heureux, mais comment ont vécu, grandi et se sont mis debout les enfants nés de cet exil ? Quels étaient et quels sont aujourd’hui les liens qui les unissent à la terre de leurs parents ? Qu’y avait-il de cette Espagne en moi, de ce sang qui coulait dans mes veines de gosse sur sa nouvelle terre d’accueil ? C’est l’histoire de cet enfant au moment où l’homme se retourne, se souvient et s’interroge. »

Gabriel Sandoval

Catégorie : Archives | Tags: | Publié le 30 mars 2017

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