Dimanche 16 Juin – 10h30 – Parole d’un survivant

marzoukiLa librairie à l’honneur d’accueillir Dimanche 16 juin, à 10h30   :

Ahmed Marzouki autour de son livre Tazmamart, Cellule 10, un récit très pudique de son enfouissement pendant plus de 18 ans avec 57 autres personnes dans un bagne secret, construit spécialement pour les faire mourir à petit feu, sur ordre du roi Hassan II du Maroc.
Internés au début des années 70, seuls 28 ont survécu pour être libérés sous la pression internationale peu après la sortie du livre de Gilles Perrault, Notre ami le roi, en 1990, qui révéla l’existence du bagne qualifié par le monarque de [son] « jardin secret ».
Ecrit avec l’aide du journaliste Ignace Dalle, Tazmamart Cellule 10, raconte comment cet ancien officier instructeur de l’Ecole des Cadets et ses compagnons ont réussi à survivre. Le livre est rapidement devenu l’un des plus grands succès de librairie au Maroc et son auteur est fêté partout où il se trouve dans son pays et au delà dans le monde arabe.
La discussion permettra d’aborder la situation des droits humains aujourd’hui au Maroc et dans le monde arabe.
Qui est Ahmed Marzouki  ?  Né en 1947 à Bouâjoul, dans le Prè-Rif au Maroc. Officier instructeur à l’école d’Ahermoumou près de Meknès, il se retrouve à Skhirat lors du premier coup d’Etat contre Hassan II en juillet 1971. Arrêté avec 58 officiers et sous-officiers des Forces Armées Royales, il est condamné à cinq ans de prison et envoyé à la prison centrale de Kénitra.
De là, le 7 août 1973, il est enlevé avec ses camarades et déporté au bagne de Tazmamart.  
Son témoignage, Tazmamart, cellule 10, qu’il a tenté de publier dès 1995, n’est sorti qu’en 2000 et a été un des plus grands succès de librairie, avec plus de 100 000 exemplaires vendus à ce jour. 
Ahmed Marzouki est aussi traducteur vers l’arabe: il a traduit lui-même Tazmamart, cellule 10. Défenseur des droits humains, il publie également des articles dans la presse arabophone. Il est également l’auteur de deux recueils de nouvelles sur la vie après Tazmamart, Mihnat al faragh et Nabae al adim.
Il a reçu le Prix du Mérite de la Fondation Ibn Roshd de la Pensée en 2015.

Catégorie : A la librairie | Tags: | Publié le 8 juin 2019

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