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Régis Lejonc

Créateur aux multiples facettes, il nous balade dans des univers absurdes, drôles, engagés, graves, regis-lejonc-illustrateur-depuis-vingt-ans_2604624_800x533ppoétiques ou intimes avec une même sincérité. Techniquement, il pioche dans sa mallette en fonction des nécessités narratives : pastels, crayons, feutres, fusain, mine de plomb ou encore de chine et recourt à l’informatique pour compléter la forme finale du travail. Il apprécie autant l’influence des grands peintres expressionnistes que celle des kawaï japonais.

Master Classe : Narration par l’image

Je vous propose d’aborder la narration par l’image en deux temps : l’un par le dessin pour réaliser des images mentales, poétiques et improvisées, l’autre par la couleur au pastel sec à travers des paysages en faisant naître la narration par un détail ou un sujet.

 

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Quelles couleurs !

« Un jour je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment de couleur préférée. Ce que je sais, c’est que si le monde était sans couleurs, il ne serait pas noir et blanc, comme dans les vieux films. Si le monde était sans couleurs, il serait bêtement invisible à nos yeux. Ce livre n’explique ni comment, ni pourquoi les couleurs existent. Ce livre est un imagier, une suite d’illustrations, de photographies, de compositions graphiques portée par les envies et les idées de raconter les couleurs à ma manière. J’espère surtout qu’à la fin de la lecture de cet ouvrage, vous en saurez plus que moi sur votre couleur préférée. »

En 12 chapitres pour 12 couleurs, Régis Lejonc nous offre toutes les facettes de son art. Toutes les techniques graphiques sont conviées, du sage pastel aux images vectorielles. Au fil des pages s’entremêlent habilement des listes de mots savants, poétiques ou quotidiens, des jeux de mots, des jeux – labyrinthes, coloriages…- et même des recettes de cuisine ! Grand Prix de l’illustration 2010.

 

Nous avons posé des questions et nous AVONS des réponses !!!

Comment êtes-vous devenu l’invité d’honneur de cette 3e édition ?
Je suis devenu l’invité d’honneur après avoir été simple invité l’année dernière. C’est le jeu de ce festival atypique : faire revenir l’un des illustrateurs ou illustratrices en qualité d’invité d’honneur pour mieux témoigner et transmettre l’esprit de cet évènement auprès des nouveaux participants. Une sorte de relais. Maintenant pourquoi moi plutôt qu’un ou une autre ? Je suppose parce que ça s’était très bien passé humainement l’année dernière et que les organisateurs du festival ont de l’estime pour mon travail d’illustrateur.

Qu’est-ce qui vous attire dans les Estivales de Sarrant ?
Ce qui m’attire et me plaît dans ce festival est qu’il est totalement tourné vers le partage entre des artistes, illustrateurs et créateurs visuels, et le public. Un partage des univers de chaque invité qui s’opère de différentes manières toutes complémentaires : les masterclass, les rencontres et discussions, les expositions, les ateliers pratiques, les spectacles dessinés… C’est riche, c’est dense, profond, c’est pointu et édifiant et c’est surtout fait dans un esprit de convivialité propice au mois de juillet… des sortes de vacances intelligentes.

Y-a-t-il un fil directeur dans vos oeuvres ?
Étant principalement illustrateur d’albums de littérature jeunesse, il y a deux fils directeurs dans mon travail : tout d’abord le souci de bien raconter par l’image, de trouver la justesse qui est en moi pour accompagner ou porter une histoire à partager, et également un insatiable goût du dessin et du graphisme sous toutes leurs formes.