Bandeau estivales

Henri Meunier

henrimeunier« J’écris et je dessine en partant du texte. L’espacetemps varie en fonction des époques dans lesquelles je veux plonger le lecteur. » Son écriture est très rythmée. Elle est fréquemment ponctuée par le jeu des répétitions, des onomatopées ou de la ponctuation. L’humour et la malice sont très présents à travers des jeux de mots (homonymies, rébus, jeu sur les sonorités). Son écriture poétique est très précise et s’adapte parfaitement aux sujets de ses histoires.

Master Classe : Petits racontars

« Faire ce que l’on ne sait pas encore faire. Et échouer inévitablement. Recommencer. Pour échouer encore peut-être : mais mieux. Que l’on se comprenne bien, je ne parle pas ici de labeur pesant, mais de joyeux labour. Cette démarche est la seule que je connaisse. Il est vrai que je n’en cherche pas d’autre. A quoi bon, elle me plaît bien. Et elle est parfaitement adaptée à la petite lune que je poursuis : raconter en mots et en images, avec le plus de justesse possible. Cette petite lune est espiègle et confondante. Du choix des mots à celui des outils, du style, du format, des techniques et du support : tout est narratif. Tout fait feu et tout fait sens. Et c’est de cela qu’il faut faire fête. »

 

coeur-rouge1Notre coup de coeurLa rue qui ne se traverse pas
La rue qui ne se traverse pas

« Elle habitait au coeur de la rue qui ne se traverse pas, fenêtre sur rue. Lui vivait juste en face, fenêtre sur elle. Entre eux deux, il y avait le vide. Entre eux deux, il y avait le royaume délicieux et gai des moineaux ». Un garçon et une fille, chacun à sa fenêtre, correspondent par l’imagination, faisant des moineaux libres leurs messagers. Avec ce poétique et sublime récit, Henri Meunier nous entraîne dans un doux va-et-vient entre les deux amoureux imaginaires entre les deux immeubles séparés par le gouffre de la rue. Nous sommes à la fois au coeur de la sombre ville et tout là-haut dans l’immensité du ciel, avec les oiseaux. Nous avançons dans le livre ainsi que nos personnages, comme dans la vie, au rythme de nos questionnements restés sans réponse. Mais « a-t-on besoin de connaître le secret des moineaux ? ». Le format longiligne et inhabituel de ce bel objet-livre ainsi que les majestueuses illustrations hautes en couleurs de Régis Lejonc renforcent la dimension onirique du récit. Un livre qu’on ne se lasse pas de feuilleter.