Vernissage de l’exposition de Max Biro-Piet

Samedi 19 avril à 19h

Huile toile Biro Interview de Max Biro, par notre critique d’art Miksa Toch

Vous exposez des huiles sur papier et des huiles sur toile. Qu’est-ce ?

Un hasard. J’ai visité le moulin à papier Richard de Bas qui depuis le 16ème siècle fabrique du papier de chiffon avec sa roue à aube, ses cuves et se marteaux de bois. J‘y ai acheté du papier, du beau et épais papier. Je ne suis pas dessinateur. Le papier a dormi jusqu’au jour ou j’ai tenté d’y déposer des pigments huile, de vernir, d’étaler d’autres pigments, de vernir à nouveau.

Cela me plaisait, j’ai fait mettre sous verre. Présomptueux et fier, moi l’humble coloriste qui se reproche de manquer de techniques, j’avais inventé une technique.

Je ne suis pas homme à vouloir mettre sur le marché un concept, une technique ou quoi que ce soit de solvable, mais j’étais fier !

Toujours aussi fier ?

Présomption ! Présomption ! Je passe à Barcelone, je visite le Musée Picasso et je vois de belles, de géniales, de superbes, d’inaccessibles huiles sur papier de Picasso !

Qui est Picasso pour vous ?

Le sommet ! J’avais 18 ans il y eut une expo Dunoyer de Segonzac au musée des Augustins et comme cet écrivain qui disait avant d’en rabattre « Je serais Victor Hugo ou rien ! » Je pensais : avec beaucoup de travail je peux devenir peintre.

Que vient faire ici Dunoyer de Segonzac ?

Rien sauf que quelques temps après il y eut au même musée une expo Picasso. J’en sortis assommé de Sacré, sans Raison, sans comprendre comme après le miracle de Paul, sur le chemin de Damas.

Quelle peinture après ?

Sur les nappes des restaurant et le mur de mon studio, mettant un peu d’art dans mon artisanat de fin de semaine, puis humble vendant quelques toiles en m’étonnant qu’elles plaisent à l’œil.

Pourquoi des accumulations de villages mêlant mosquées églises et synagogues ou sur papier des accumulations de poissons ou de nourritures !

La nostalgie de mes racines errantes venues de méditerranée, par l’Europe centrale, mon athéisme connoté de l’histoire et des religions de l’Orient.

Parce qu’il est dit « Bâtissons une ville et une tour dont le sommet perce les cieux », que Jehova a dispersé les hommes à la surface du monde et que je suis de ceux qui veulent rebâtir une Babel fraternelle.

Merci, Max, et à bientôt pour le vernissage !

Catégorie : Archives | Tags: | Publié le 15 avril 2014

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